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Actualité

08/06/2012

Trop de logements vacants à Metz

Catégorie : Logement

Article du Républicain Lorrain du 06/06/12

Le 4 e Salon du logement des jeunes s'est tenu, hier, place de la République à Metz. L'idée est de regrouper, en un même lieu, tous les partenaires : les bailleurs sociaux, les foyers, les dispositifs d'aides et les propriétaires privés.

Ils ont entre 18 et 30 ans et sont venus exposer, hier, leur situation, regarder les aides existantes et les offres de logements. Photo Gilles WIRTZ

Des foyers, des bailleurs sociaux, des associations, des services étudiants, ceux de la Ville de Metz, du conseil général... Le Cllaj (Comité local pour le logement autonome des jeunes, aussi appelé Boutique logement) avait réuni une nouvelle fois, hier, tous les partenaires susceptibles d'aider les 18-30 ans à se trouver un toit.

Un grand chapiteau accueillait exposants et visiteurs, place de la République, à Metz. Dans le fond, un panneau avait été dressé avec des offres. Il s'agit surtout de petites surfaces. Exemples : 360 € et 40 € de charges pour un studio de 34 m² au centre-ville de Metz, ou 380 € pour un meublé de 20 m². Pour un F3 de 48 m², à Marly, ce sera près de 600 €.

Marion et Florian détaillent les annonces et prennent des notes. Chacun cherche un F1 voire un F2, à Metz et aux alentours. La jeune fille travaille dans la restauration rapide, elle ne pourra pas monter au-dessus de 450 € par mois. « C'est pour ça que je viens voir les aides, comme le coup de pouce de 200 € de la mairie pour se meubler ».

D'autres jeunes filles, qui vivent en foyer, aimeraient un logement indépendant. Mais elles sont sans revenu et sans garant. « Nous, on vient découvrir ce qui est proposé », dit un jeune couple, également sans emploi stable.

« Il y a beaucoup de jeunes dans la galère , atteste Marc Menel, le directeur du Cllaj. Souvent, c'est de la misère cachée, c'est-à-dire que les jeunes sont hébergés de façon temporaire chez des tiers ».

Toute l'année, la structure propose des accompagnements : « Nous adaptons la réponse à la situation de la personne ». Avec calcul au plus juste du budget. « Pour les jeunes en insertion socioprofessionnelle, nous avons des accords avec les Foyers du jeune travailleur ».

Le coin des proprios

Le directeur ajoute : « Il n'y a pas un manque de logements à Metz, mais beaucoup de logements sont vacants, beaucoup plus que dans d'autres villes, on ne sait pas pourquoi ».

Dans le cas d'appartements dégradés nécessitant une solide remise en état, l'Agence nationale de l'habitat ( Anah) propose un conventionnement. C'est ce qui a été expliqué, hier, aux propriétaires privés.

Un coin leur était même réservé, avec présentation de plusieurs dispositifs de sécurisation de la location. Ils sont nombreux à avoir retenu la GRL : la Garantie des risques locatifs, visant les loyers impayés et la dégradation.

« C'est bien ces dispositifs », souffle une dame qui peine à relouer un petit appartement, route de Woippy. « C'est sécurisant », reconnaît un propriétaire qui loue un logement à Metz. Car, d'expérience, il sait que « beaucoup de locataires ne paient plus le dernier mois, ils comptent sur la caution ». Et d'ajouter : « Mais, en général, les gens sont corrects. Moi, si le locataire me dit qu'il a un souci d'argent, j'attends pour encaisser le chèque ».

Non loin de là, se tenait le speed-dating logement qui permettait aux jeunes en quête d'un toit de laisser leur dossier à des bailleurs sociaux.

Ch. P.

    LE REPUBLICAIN LORRAIN

     

    Photo du stand de l'UDAF de la Moselle au salon du logement des jeunes


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