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Actualité

17/12/2012

Coopérative alimentaire : aider et surtout échanger

Catégorie : Au coeur des services

Article du Républicain Lorrain du 15/12/12

SARREGUEMINES

La dernière rencontre a permis de faire un bilan autour de spécialités concoctées par chacune des participantes. Photo Thierry NICOLAS

Une sympathique réception, dans l'esprit des rencontres hebdomadaires qui réunissent une quinzaine de personnes vient de se tenir au centre socioculturel. Elle a réuni une quinzaine de femmes qui, depuis janvier dernier, ont participé à 39 séances axées sur des thèmes aussi divers que la santé, la culture et les loisirs.

Activités diversifiées

« Il s'agit de personnes bénéficiaires du RSA qui se retrouvent deux heures tous les jeudis matins et participent à diverses activités », précise Anne-Sophie Midon, conseillère en économie sociale et familiale auprès de l'Udaf. En échange de leur participation, ces dames perçoivent des bons alimentaires allant de 17 € par mois pour une personne seule à 98 € pour un foyer avec enfants. Au cours des activités, ces femmes originaires de pays aussi divers que la Russie, l'Afrique du Nord ou le Proche-Orient sont encadrées par des bénévoles des équipes Saint-Vincent-de-Paul.

« Le premier trimestre a été consacré à la santé, poursuit Anne-Sophie Midon, avec des séances sur l'utilisation des médicaments, la prévention des maladies cardio-vasculaires. » Est venu ensuite le temps de parler d'environnement, de visiter certaines entreprises (comme Jus de fruits d'Alsace à Sarre-Union ou Smart à Hambach), organiser des sorties familiales ou de se rassembler autour d'initiations à la cuisine. Autant d'actions qui bénéficient du soutien du centre communal d'action sociale, de la Croix-Rouge, de Noël de joie, du conseil général de la Moselle et de l'Udaf.

« Elles nous apprennent beaucoup »

L'action sera reconduite en 2013 (mais pour deux ans et non trois), le souhait général étant de travailler sur les économies durables, l'accès à la culture et aussi la cuisine. Certaines participantes ont fait part de leur expérience. « Cela restera gravé dans mon cœur, je remercie les bénévoles et j'ai trouvé ici des copines », confie une jeune femme originaire de Bosnie-Herzégovine. « On peut aussi parler de nos problèmes avec le groupe et j'ai hâte de venir le jeudi matin », ajoute une autre participante. « Chacun a apporté sa petite touche à l'action à sa manière », complète la conseillère de l'Udaf.

Pour la présidente de la fondation Saint-Vincent de Paul, Danièle Sommen, « il y a eu une transformation intérieure en trois ans, elles ont besoin de se retrouver, de sentir cette ambiance d'amour qui leur fait du bien. Ces femmes sont dociles, mais nous évoluons aussi avec elles et elles nous apprennent beaucoup ».


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