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Actualité

23/06/2014

Marcel Dossmann : « L’Udaf est une bonne maison »

Catégorie : Politique familiale

Article du RĂ©publicain Lorrain du 21/06/14

Social 8 600 familles dans le département

À son arrivée à la direction de l'Udaf, Marcel Dossmann a lancé le projet associatif de l'Udaf. En somme, il s'agit, pour résumer, de moderniser l'institution. Photo archives RL/Gilles WIRTZ

Les représentants des 74 associations se sont retrouvés pour l'assemblée générale de l'Udaf, l'Union départementale des associations familiales. Le point avec son directeur général, Marcel Dossmann.

Les 74 fédérations et les associations du département étaient conviées à l'assemblée générale de l'Udaf de la Moselle, présidée par le docteur Alix Fiorletta.

Le point avec Marcel Dossmann, le directeur général de cet organisme qui compte 322 salariés répartis sur 15 sites gèrent plus de 8 600 familles de Moselle.

Pouvez-vous rappeler les domaines d'intervention de l'Udaf ?

Marcel DOSSMANN : « Ils peuvent se résumer à quatre grandes missions. La première est la protection juridique des majeurs. À l'Udaf, 54 mandataires judiciaires s'occupent de 4 170 personnes protégées, mises sous tutelle ou curatelle par décision de justice. Nous sommes d'ailleurs la première Udaf de France au niveau de l'activité des mandataires.

L'udaf, c'est aussi l'accompagnement à la gestion des prestations sociales, en épaulant les foyers confrontés à des difficultés de gestion de leur budget.

Nous intervenons aussi en Moselle-Est, pour aider les familles en difficultés à être logées dans des conditions dignes. Pour cette solution transitoire dans leur vie, nous disposons de 99 places en appartements. Dans le même registre, nous avons, à Sarreguemines, un dispositif d'hébergement d'urgence pour des femmes battues ou des personnes qui sortent de prison, par exemple. Vingt places leur sont réservées.

Enfin, l'Udaf suit plus de 5 000 bénéficiaires du RSA. Ces personnes qui ne sont suivies ni par Pôle emploi ni par la Caf ont souvent des difficultés sociales, psychologiques ou de santé. Les agents sont là pour identifier ce frein social et les remettre vers le chemin de l'emploi. »

En 2012, à votre arrivée à la direction de l'Udaf, vous lanciez le projet associatif triennal de l'Udaf. Où en est-il un an après son lancement ?

« L'objectif était de repenser l'organisation dans une logique d'efficience et de revoir notre façon de prendre en compte les usagers qui ont évolué. Cela passe par une meilleure communication, à l'interne comme à l'externe. Tous les six mois, j'écris aux salariés pour revenir sur un point marquant de l'année. Une plaquette pour présenter ce projet, aux élus et aux institutions qui sont nos financeurs, a été créée. Elle a été présentée et inaugurée lors de l'assemblée générale. Une démarche d'évaluation interne a aussi été lancée dans tous les services. Le projet associatif a aussi permis de rassembler deux services sur un seul site à Thionville. Ces mises à plat aboutissent aussi à la construction d'une structure d'hébergement d'urgence de 24 places qui ouvrira ses portes en 2015. L'actuelle structure de la rue Geiger est devenue trop vétuste. »

Comment se porte l'Udaf au final ?

« L'Udaf a une gestion équilibrée avec un excédent pour toutes nos activités. Nous développons aussi une approche particulière des conditions de travail et les risques psychosociaux des salariés. Nous avons affaire à un public que la vie rend de plus en plus fragile et précaire, et les salariés sont parfois face à des comportements agressifs. Nous devons être à l'écoute des salariés et de leurs conditions de travail. En général, l'Udaf, c'est une bonne maison ! »

Propos recueillis par C. P.


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