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Actualité

02/04/2015

24 places contre l’exclusion

Catégorie : Logement

Article du RĂ©publicain Lorrain du 1er avril 2015

social rue du colonel-cazal

 L'ensemble des acteurs du projet se sont réunis, hier, pour la pose de la première pierre. Photo RL

Cinq ans ont été nécessaires pour que le projet aboutisse. Mais depuis décembre, il avance à vitesse grand V. La construction du nouveau centre d'hébergement et de réinsertion sociale a débuté et s'achèvera à la fin de l'année.

Vingt-quatre places. Douze à destination des femmes. Tout autant pour les hommes. Une superficie de 938 m², répartie sur deux niveaux et deux ailes. Une pour chaque sexe.

Au rez-de-chaussée, un espace de vie, commun. Aux étages, les chambres. 22 individuelles équipées d'un WC, d'une douche, d'un lavabo. Deux doubles pouvant accueillir des couples et disposant de sanitaires et d'une kitchenette. Toutes sont comprises entre 19,75 m² et 24,75 m².

Les conditions d'accueil du nouveau centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) en cours de construction, seront diamétralement opposées à celles offertes aujourd'hui, rue Geiger.

Missions premières

Alix Fiorletta, le président de l'Union départementale des Association familiales (Udaf) de Moselle, en charge du centre, n'a pu cacher son impatience de voir le projet aboutir. Enfin. Après tant d'années de réflexion.

Il salue le partenariat mené avec la ville et SCH (Sarreguemines confluences habitat) pour faire aboutir ce programme. « Son originalité réside dans l'appui soutenu et sans faille des services de l'État. » Il se traduit par une aide de 766 500 €, à laquelle s'ajoute une subvention de 600 000 € du Feder. « Cumulés, les fonds financent plus de 70 % du coût global de la construction, ce qui est tout à fait exceptionnel. »

Ce concours permettra à l'Udaf d'assurer sa mission première : accueillir, héberger et insérer socialement un public défavorisé, privé de logement ou en passe de l'être. Des femmes, des hommes, avec ou sans enfant. « Nous disposons d'une offre de 79 places sur l'agglomération de Sarreguemines, dont 20 en urgence », rue Geiger. Mais hormis les besoins primaires, l'Udaf ne peut plus garantir les autres besoins. « De reconnaissance, d'estime de soi, d'appartenance... que le nouvel immeuble pourra offrir, en restaurant une intimité qui n'existe plus rue Geiger. » Alors que tous les indicateurs sont au rouge. « Le taux d'occupation en 2014 est supérieur à 90 % ; une demande sur quatre ne peut être honorée , regrette le président. Avec cette construction, l'Udaf pourra enfin remplir son rôle de réinsertion sociale. »

Genèse

Cinq ans se sont pourtant écoulés depuis la genèse de ce projet. Il concernait tout d'abord la réhabilitation et l'extension du CHRS, rue Geiger. « En 2010 ont germé dans l'esprit de l'Udaf, l'humanisation et la modernisation du CHRS , retrace Céleste Lett, le maire. Les locaux n'étaient plus adéquats. »

Un premier permis est déposé en 2011 . Mais les échanges avec les riverains et les contraintes techniques dues à l'exiguïté de la parcelle, ont raison de cette idée. Elle n'est pas totalement abandonnée pour autant. L'Udaf, la ville et SCH partent en quête d'un nouveau site, en 2013.

La suite, on la connaît. Les travaux démarrent en décembre dernier et devraient s'achever à la fin de l'année. « On avait dès le départ la volonté commune d'offrir à ceux qui sont dans la difficulté, des conditions d'accueil, d'hébergement, de réinsertion, meilleures que ce que les résidents connaissent rue Geiger , insiste Céleste Lett. Ceux dont tous les quartiers ne veulent pas. » Car l'emplacement retenu a également été discuté. Trop éloigné du centre-ville pour les uns. Peur de créer un ghetto pour les autres. « Mais il se situe dans un endroit qui sera peut-être le cœur d'un nouveau quartier. C'était notre volonté de ne pas les exclure. »

A.K

 


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