Imprimer cette page

 

20/05/2009

Motion "Adoption"

Catégorie : Archives

En France, le monde de l'adoption traverse une crise profonde.

Aujourd'hui, près de 30 000 foyers munis d'un agrément attendent un enfant alors que 8 000 autorisations nouvelles sont délivrées chaque année.

Les foyers qui souhaitent adopter sont de plus en plus nombreux, les enfants adoptables toujours plus rares : le nombre de pupilles de l'Etat adoptés a baissé de plus de 40 % de 1987 à 2005. L'adoption internationale est perçue comme la solution et représente désormais huit adoptions sur dix. Le dispositif institutionnel de l'adoption internationale a permis la progression de 935 adoptions sur 10 pays en 1980 à 4 136 sur 67 pays en 2005, augmentation pourtant très en deçà de l'évolution des agréments délivrés par les Conseils Généraux.

Des déclarations sont faites hâtivement, des missions ad hoc confiées brusquement. L'UDAF de la Moselle qui a une connaissance réelle de la question de l'adoption, une approche dans la durée, globale et prudente, entend contribuer à cette réflexion pour une action intelligente et responsable.

La réforme de l'adoption internationale en 2005 répondait à un contexte international. De plus en plus, les pays d'origine privilégient ou imposent la réception des demandes par des organismes intermédiaires, pour l'adoption habilités. La France doit aussi respecter les principes souscrits dans la Convention des Nations Unies sur les droits de l'enfant de 1989 et la Convention de La Haye de 1993 sur la protection des enfants et la coopération internationale en matière d'adoption. Or, la Convention de La Haye demande aux Etats de privilégier les adoptions nationales, l'adoption internationale devant constituer le dernier recours. Dans les faits, le nombre d'enfants proposés à l'adoption dans le monde ne cesse de baisser.

Dans ce contexte, l'UDAF de la Moselle réaffirme avec force que le but de l'adoption est de donner une famille à un enfant.

L'UDAF ne méconnaît pas les difficultés que les services sociaux et les juges ont, les hésitations à rompre définitivement le lien entre un enfant et ses parents, alors même que ceux-ci s'en sont « manifestement désintéressés ».

L'UDAF appelle, face au désarroi des familles, à ne pas faire naître de faux espoirs et à se montrer vigilant face à toute dérive. Elle appelle de ses vœux le strict respect des droits des enfants et des familles dans le cadre de l'adoption internationale.

L'UDAF de la Moselle réaffirme avec force qu'il convient de se placer résolument du côté de l'enfant, y compris et peut-être surtout, devant certaines dérives possibles méconnaissant la cellule familiale comme lieu de rencontre de l'altérité des sexes.


|


Page suivante : Actualité