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17/02/2010

Santé : L’UDAF et la CARMI signent une convention de partenariat pour l’accès aux soins et la prévention des risques cardio-vasculaires

Catégorie : Archives

Une convention entre l'UDAF de Moselle et la Carmi-Est a été signée facilitant l'accès aux soins des personnes dans la précarité.

 

Un accès aux soins pour les plus démunis

 

 Faciliter l'accès aux soins et prévenir les risques cardio-vasculaires des personnes dans la précarité : c'est l'objet des deux conventions signées à Sarreguemines par les directeurs de l'Udaf et de la Carmi Est.

Une convention vient d'être signée entre l'Udaf et la Carmi Est. L'objectif étant de faciliter l'accès aux soins et prévenir les risques cardio-vasculaires des personnes dans la précarité.

On connaît les difficultés d'accès aux soins des personnes les plus précaires : leur accueil par les professionnels de la santé n'est pas toujours extraordinaire... », avance Claudine Clerc, directrice générale de l'Udaf (Union départementale des associations familiales), qui vient de signer une convention avec la Carmi Est.

L'Udaf intervient auprès de 9 000 personnes : centres d'hébergement et de réinsertion sociale, suivi des bénéficiaires du RSA, tutelles aux majeurs ou aux prestations sociales, etc. Les besoins de ces usagers ont rencontré les moyens de la Carmi Est (ancienne caisse de sécurité sociale des mineurs), qui gère les hôpitaux de Freyming-Merlebach, Creutzwald et Charleville-sous-Bois, et dispose de 80 centres de santé en Moselle. Ces derniers ont été officiellement ouverts à tout un chacun depuis 2005, même s'ils ne le sont réellement que depuis deux ans. «La Carmi Est se restructure pour s'adapter aux besoins », commente son directeur général, Yves Aid. «L'intérêt pour nous est le maillage territorial développé de la Carmi, précise la directrice de l'Udaf. Ils offrent une réponse de proximité et une diversité de prestations. »

Prévenir plutôt que guérir

Les deux organismes ont signé à Sarreguemines un double accord. Le premier vise à favoriser l'accès aux soins des publics les plus fragiles. Le second à prévenir les facteurs de risques cardio-vasculaires. Financée par le groupement régional de santé publique (GRSP) et le régime local d'Alsace-Moselle, son efficacité sera évaluée en juin avant une éventuelle reconduction.
Salariés, les médecins de la Carmi peuvent «consacrer plus de temps à la prévention que la médecine de ville », plus occupée à guérir. « Le praticien détecte les facteurs de risque et passe le relais aux acteurs médico-sociaux : infirmiers, diététiciens, animateurs sportifs, psychologues, conseillers en économie sociale et familiale », explique Yves Aid. Il précise qu'il n'y a pas de dépassement d'honoraires et que les patients n'avancent pas les frais. «La Carmi propose un suivi sur le long terme,pour accompagner des gens qui ont d'autres problèmes importants dans cet effort particulier. Parce qu'il n'est facile pour personne de changer ses habitudes de vie, reconnaît Claudine Clerc, qui souligne : On ne leur fait pas une fleur. Ils sont seulement restaurés dans leurs droits de citoyens. »
E. F.

Le RĂ©publicain Lorrain

Publié le 16/02/2010

 


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